P 2 - Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans le 14 Juillet 1708. ( ) En 1708, il acheta un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste.
Benoît 17-07-1999
Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans le 14 Juillet 1708. Son plan fonctionnait à merveille. Né le 14 juillet 1690, il devint orphelin de père et de mère - un accident de carrosse dans lavenue du château - le jour de ses cinq ans. Il ne supporta pas plus de deux ans larrogance de son frère aîné. Aussi, celui-ci fit-il une chute malencontreuse dans un puits le 14 juillet 1697. Il héritait alors de toutes les terres ancestrales que sa sur phtysique et cloîtrée ne lui contesterait pas. Pour ses quinze ans, cest son parrain, le vieux Comte de la Luzerne qui doubla sa fortune au cours dune partie de chasse en lui cédant ses biens avant de partir - incontinent et sans saluer personne dit-on - pour la barbarie doù il nécrivit jamais.
Ainsi, en 1708, pour se dix huit ans, le jeune homme intéressant quil était devenu, venait de prendre option - au prétexte de sa fille - sur les possessions du Marquis de Boisguyon. A partir de maintenant il sagissait de jouer serré et de respecter le programme:
- 14 juillet 1715, mauvaise année pour ceux qui saccrochent au pouvoir et à la vie, le beau-père meurt dapoplexie, une écharpe passée autour du cou avec trop de négligence pour un plein été.
- 14 juillet 1716, la veuve meurt de chagrin, et leur fille - sa femme - hérite.
- 14 juillet 1720, après un délai de deuil décent, sa femme manque une marche de lescalier dhonneur au soir de la réception de son trentième anniversaire. Il devient demblée Marquis de Boisguyon, seigneur de la Luzerne, et - au titre de feue son épouse - dautres lieux.
- 14 Juillet 1732, il succède à lIntendant, un de ses plus proches amis, dont les malversations ont été dénoncées à la Cour par une lettre anonyme.
- 14 juillet 1740, grâce à son immense fortune, fruit de nombreuses fermes et de salutaires confiscations, il achète à un alchimiste lassé de la vie, la recette de la fontaine de Jouvence Et cest reparti ; il est le cinquantenaire le plus aisé de la province, et plein davenir !
- 14 juillet 1760, il transforme sans contestation louest de la France en une principauté indépendante.
- 14 juillet 1780, la monarchie française commence à lui faire de lombre. La situation est tendue. Le roi Louis XIX lui résiste stupidement.
- 14 juillet 1789, à Paris au devant dune foule en furie, il se rend au pied de la muraille de la Bastille pour
En fait, à y regarder de près, les documents sont moins clairs. Outre son mariage, les archives nattestent avec certitude que deux événements : En 1708, il acheta un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste.
François, 17-07-1999
Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans le 14 Juillet 1708. Mais Héloïse est néanmoins furieuse davoir été mariée à ce barbon, fabricant émérite de rillettes certes, mais couvert de verrues, dont certaine sont vraiment trop poilues. elle prend deux amants dans les huit jours quelle baptise lun Voltaire à cause de son irrespectueuse virilité et lautre Rousseau pour quil chante avec du sentiment en saccompagnant au clavecin avec grâce. Le mari ne sait que faire, mais il se souvient que son contrat était avantageux. De plus il a peu de goût pour les jeux dalcôve. en revanche, il aime ces réunions dhommes autour dune table de jeu; on joue, on cause, on rit, on boit et on médit des femmes aux cuisses légères. Tout ce qui le trouble cest quon rit un peu de lui dans la bonne ville du Mans. Il ne faut pas seulement jouer pour oublier, il faut aussi voyager, senfuir; dès lors sa décision est prise : En 1708, il acheta un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste.
Paul, 16-07-1999
Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans le 14 Juillet 1708. Puis maintenant quil était riche, dot oblige, Georges décida de faire ce dont il avait toujours rêvé; faire le tour du monde en ballon. Bien sûr le système nétait pas au point. Il fit de nombreux essais, malheureusement tous aussi infructueux les uns que les autres. ses deux chiens, son chat, et sa belle-mère ayant succombé dans les deux premiers mois dexpérience, il passa un peu plus de temps sur un autre modèle. Le décès accidentel de son épouse lui fit comprendre linéficacité de son procédé. Il était fatigué, et quatre mois de travail acharné lavaient vieilli de dix ans. Cette même année, en 1708, il acheta un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste.
Sylvie 16-09-1999
" Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans le 14 Juillet 1708. Adèle était au désespoir, il ny avait pas eu moyen de fléchir se parents, des hobereaux ruinés. Elle décida de senfuir, pour échapper au vieux rentier adipeux, apothicaire à Alençon, qui avait acheté à ses parents sa jeunesse et sa beauté. Une nuit, elle sortit par la fenêtre en saccrochant à ses draps noués. A Paris, elle devint la maîtresse dun jeune abbé de cour aux idées avancées."
Écoutez Mademoiselle, ce début de roman na vraiment aucune originalité. Cela manque de style, de mouvement. Et puis, tous ces temps du passé, cest dun lourd, dun convenu ! Écoutez plutôt ma première phrase au présent de narration : " En 1708, il achète un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste".
Clément, 17-09-1999
Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans le 14 Juillet 1708. La grande affaire effectivement car Antonio ne voulait pas de cette femme à moitié bossue et affreusement laide que ses oncles avaient choisi pour lui. En effet, quand on est jeune et plein de ressource, pourquoi se marier à une telle femme ? Ses oncles lui expliquèrent maintes et maintes fois la situation, loccasion rêvée quelle représentait. En effet la bougresse était fort riche et peut-être pas mauvaise dans le fond, si bien quil finit par plier. Mais malheureusement pour lui, bien quil fut par ce mariage mis à labris dun travail fatigant et quelconque, il ne put jamais faire entendre à la dame quil nétait venu sur terre que pour pratiquer le billard, le billard et encore le billard, activité à laquelle Dieu lavait forcement destiné au vu de ses deux bras musclés et précis. Celle-ci, détenant les cordons de la bourse, lui refusait tout net et invariablement de lui en offrir un. Malgré sa position élevée, il dut lui même économiser secrètement et à la sueur de son front, pendant de longues semaines pour assouvir sa passion. En 1708, il acheta un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste.
Référence :
Bouton " Histoire économique et sociale du Maine", Tome III, 127.
Le contrat de mariage, qui avait été la grande affaire, fut signé au Mans, le 14 juillet 1708. Le 16, il se rendit lui dans le carrosse de sa mère, la future en litière à Chatenay où le mariage fut béni le jour même en la Chapelle du Château de Thomassin avec moins de cérémonie que le contrat. Les époux y restèrent jusquau 26 juillet, la belle-mère avait fait tout pour la dépense de la noce, il na coûté au marié quune dizaine de pistoles pour les violons, deux cuisiniers et les confitures sèches. En 1708, il achète un billard doccasion, en 1711 sa chaise de poste.
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